De 33SA + 2 à aujourd’hui…

Je vous ai raconté l’arrivée de Blondinet, mais parce que je voulais écrire cet article, celui de l’après naissance…

La naissance de Minimuze il y a presque TROIS (!!!) ans s’est plutôt bien passée, par voie basse, 15jours avant terme, sans péri mais après 48h de contractions où la douleur m’avait fait « perdre le contact » avec lui. J’avais déjà l’envie et la curiosité de faire de l’haptonomie pour Minimuze; mais pas la volonté. Cette préparation à la naissance n’était pas proposée près de chez nous, je n’avais pas cherché plus loin. Pour Blondinet, le souvenir de cette « perte de contact » m’a décidé à faire en sorte d’écouter mon envie. Nous avons donc fait 2 séances d’haptonomie Blondinet, Papamuze et moi, avec une sage-femme géniale, avant que la pré-éclampsie bouleverse notre planning de préparation… 2 séances c’est peu mais ça m’a quand même permis de rester en contact avec Blondinet pendant ma nuit et journée d’hospitalisation, puis pendant la césarienne, jusqu’au moment où la gynéco l’a sorti de mon ventre, moment où je l’ai confié à nos anges gardiens pour qu’ils veillent sur lui pendant ses premiers instants de vie, jusqu’à l’arrivée de son papa.

Tout ça pour dire que jusqu’à sa naissance, je ne stressais pas plus que ça. Il fallait que j’accouche? Bon ben allez-y, si pas le choix pour une césarienne, faites une césarienne. Je suis entrée dans le 8ème mois, des mots du pédiatre hier « c’est bcp moins problématique, les bébés qui naissent à cet âge ont peu de problème, et comme vous avez eu les injections de corticoïdes pour les poumons en plus ça va ». Entendez dans ma tête: « il sera petit mais en forme, on va le surveiller, voir que tout va bien et la semaine prochaine on est à la maison avec un petit bébé ». Ouais, je sais, ça c’est mon coté optimiste…

Blondinet est donc sorti de mon ventre, « vous l’entendez? » Dans ma tête: « ben oui patate c’est normal, je sais qu’il va bien, encore heureux! » Quand on m’a donné son poids « 1,690kg », là je me suis dit que c’était petit petit quand même.

J’étais donc sereine pour lui en salle de réveil, comme je vous l’ai dit, pour Papamuze par contre, carrément pas!

On me monte dans ma chambre (du service maternité cette fois), on m’installe sur le lit et quelqu’un sort le berceau dans le couloir… pincement au coeur. Je suis là, seule.

Quand j’ai enfin eu Papamuze au téléphone, il m’a dit que Blondinet était dans une couveuse, qu’il allait bien, avait des lunettes pour respirer. Je lui ai demandé de prendre une photo et de venir me la montrer. « Ok, bon, il va bien comme je le pensais, vivement que je puisse descendre! » Ce qui n’est arrivé que dans l’après midi, alors que le personnel de néonat avait dit qu’on pourrait m’amener en lit pour le voir. Le personnel du service maternité lui, a voulu attendre que je mange, qu’on me reprenne la tension (Dans ma tête: bon c’est bon là, j’ai accouché plus de pb, descendez moi voir mon bébé!!!), que je me lève et que je tire mon lait pour la première fois, « au plus vite » d’après  les consignes de néonat. Drôle de sensation de retrouver à tirer son lait, qui n’existe pas encore, au lieu de naturellement donner le sein à mon bébé comme je l’ai fait pour Minimuze. Je twitte et dis que j’ai accouché en avance mais que je n’ai pas la sensation de prématurité.

On m’amène voir mon petit bout en fauteuil roulant. Là, Papamuze m’explique le protocole pour le lavage de mains, les blouses en néonat. Et je vois mon si petit bonhomme dans sa couveuse.

Les jours suivants j’aurais voulu sauter dans un pantalon et aller voir mon fils au saut du lit, mais en réalité quand j’ai voulu prendre une douche le lendemain matin ça a fini en malaise puis remontée de tension à 18… , mouvements difficiles à cause de la cicatrice, surveillance encore très régulière et horaires du service qui ne me permettaient pas d’être auprès de lui comme je le souhaitais. Et puis ces « tirages de lait », où je vois mes seins (qui avaient atteint le « volume » de fin de grossesse de Minimuze dans les premiers mois de cette grossesse) dégonfler, comme si la trace de la présence de Blondinet disparaissait et qu’il n’y aurait pas d’allaitement cette fois, me mettent un coup au moral.

Minimuze vient pour la première fois à l’hôpital, quand il entre dans ma chambre je suis dans la salle de bain, et j’en sors difficilement car les larmes montent à l’idée qu’il me voit comme ça, pliée en deux, avançant difficilement, comme la maman malade que je ne veux pas qu’il ait. Puis on va voir son petit frère, on le sort de sa couveuse, fait l’échange de cadeaux qu’on avait prévu et une première photo de famille.

J’ai compris que le chemin vers la sortie serait plus long que ce que je pensais, que j’allais devoir prendre mon bébé pour la première fois seule en faisant avec les tuyaux, avec les bips, les électrodes et non pas sereine dans notre chambre comme avec son frère. On m’a dit de faire des séances tire-lait toutes les 3h, je m’exécute, et je n’ai même pas de mal à me réveiller en pleine nuit alors qu’habituellement je suis une marmotte! La visite de la famille, d’amis fait du bien, même si les cadeaux restent sur la petite table dans le coin de ma chambre, et que je dis à Papamuze de les ramener à la maison car ici « ça ne sert à rien ».

Il y a ensuite été temps pour moi seule de rentrer à la maison, on met en place la location de tire lait, il doit arriver à la maison le jour de ma sortie, on demande à notre voisin de le récupérer au cas où il n’y ait personne. Ce sont mes beaux-parents qui viennent me chercher, Papamuze est en entretien d’embauche à Lyon aujourd’hui! Je m’endors en voiture. Quand nous arrivons mon beau-papa part chez le voisin récupérer le tire-lait, pas de colis! C’est donc la panique pour moi, il est 18h30, je n’ai pas de tire lait alors qu’on m’a dit qu’il ne faut absolument pas plus de 5h entre 2 tirages! On part donc en trombe dans la ville à coté, la première pharmacie n’en a pas, la deuxième est la bonne. Enfin c’est ce que je crois, arrivée à la maison, je me rends compte que le set de teterelles ne correspond pas au tire-lait, qui semble dater de la dernière guerre et ne fonctionne qu’à simple pompage. Je n’arrive pas à le mettre en route, la pression monte car Minimuze qu’on a récupéré au passage n’a pas mangé alors qu’il est 20h et vous savez ce que ça donne un enfant à qui on ne donne pas à manger à temps! Je finis en larmes…

Là mes beaux-parents prennent « la bête de l’avant guerre » en main, commencent à tout stériliser et finissent par trouver le moyen de le faire fonctionner. Ca s’arrange. J’ouvre le colis que m’a envoyé Claire, que je n’ai jamais vue mais qui m’a proposé sur Twitter de m’envoyer les bodies qui lui restent de l’opération We Love Prema: une bulle de bienveillance, de douceur et de tendresse qui me fait un bien fou en cette soirée difficile! Papamuze rentre après le repas, ses entretiens se sont bien passés, il a signé, après les derniers jours à l’hôpital et 8h de route + les entretiens dans la journée il est extenué, tout le monde va se coucher.

Le lendemain c’est mon papa qui m’amène à l’hopital, eh oui, Papamuze a épuisé ses trois jours de congé pour la naissance, comme il préfère garder ses 11 jours de congé paternité pour la sortie de Blondinet, il est au travail… Décidément c’est vraiment différent que pour Minimuze… On nous annonce que Blondinet sera transféré dans « notre » hôpital dans les prochains jours.

Le jour venu Blondinet a droit à son premier body et son premier bonnet pour le voyage (je pense à We Love Prema du coup). Le voyage se passe bien, on nous installe dans notre « box », c’est un peu étrange ici, les boxs sont cloisonnés par des vitrages, du coup j’ai pleine vue sur la maman d’à coté qui est en train d’allaiter son fils! Je parle avec la puericultrice et au détour d’un « quand mon mari viendra avec mon fils » son regard change, elle me dit « ici en fait il n’y a que la maman et le papa qui peuvent entrer, les frères et soeurs, oncles tantes ou toute autre personne regarde depuis le couloir à travers la vitre ». Là c’est la grosse grosse déception, j’accuse le coup devant elle mais une fois qu’elle sort je craque, ma famille ne va pas pouvoir être réunie avant je ne sais combien de temps, c’est trop dur… La puéricultrice ré-entre pour me dire que je dois descendre faire de l’administratif et me trouve en larmes, je lui dis pourquoi, elle me dit qu’elle va voir avec la pédiatre si on peut s’arranger. Les 3 semaines suivantes sont rythmées par mes allers-retours vers l’hôpital, les essais tétées pas très concluants, les arrachages de sonde, les régurgitations, les premières séances d’ostéo dans la couveuse pour essayer de le soulager, le premier bain, la sortie de couveuse, les chants de la bénévole du mardi après midi, les visites de la psychomotricienne.

Puis vient le jour où la pédiatre m’annonce qu’il va sortir dans 2 jours, une semaine avant Noel! Deux jours pas faciles car je n’arrive pas à faire prendre ses biberons en entier à Blondinet, il s’endort systématiquement sur moi. On en vient à me dire « vous savez on ne vous met pas dehors, si vous voulez repousser la sortie d’une journée on peut » « ben oui c’est ça, en plus de me faire comprendre que je m’y prends comme un manche, que c’est moi qui l’épuise en essayant de le faire téter, dis moi que par ma faute il ne sortira pas ce samedi pour rejoindre son papa et son frère! ». J’arrive finalement à lui donner les trois derniers bibs avant la sortie, à midi nous montons lui et moi dans la voiture direction la maison!

Il est maintenant à la maison depuis 2 semaines et demi, Noel s’est passé à la maison et depuis quelques jours on abandonne les biberons! Donc tout va assez bien pour lui (encore son reflux qui l’embête et une extinction de voix depuis hier) et c’est maintenant que tout « redescend » pour moi.

La pression que je me suis mise, les tirages de lait la nuit, m’ont fatigués. Et les pubs pour vêtements de grossesse, les articles sur les préparations alternatives à la naissance, les rdv rayés sur le calendrier car cette grossesse s’est arrêtée brusquement commencent à me faire mal.

J’avais imaginé un accouchement physiologique, naturel, à l’écoute pour ce deuxième petit bout, une rencontre magique avec son frère dans notre chambre avec Papamuze un bouquet de fleurs à la main et la larme à l’oeil, un allaitement demarré sans problème et une écharpe de portage dans la valise de maternité. J’ai eu un accouchement médicalisé, en urgence, un séjour à l’hôpital seule dans ma chambre, un allaitement difficile à mettre en place, des vêtements de grossesse mis en carton avant de les avoir portés. J’étais dans l’action, pas le choix de faire autrement, maintenant que j’ai le temps de me poser sur mon canapé, ma merveille contre moi dans mon bandeau de peau à peau, les regrets arrivent et il va falloir que je fasse le deuil de cette fin de grossesse et de cet accouchement idéalisé. C’est le début d’un autre chemin.

 

 

 

L’arrivée de Blondinet

Il y a environ un mois et demi, à peine entrée dans mon huitième mois de grossesse, j’ai eu mal à la tête…

Le mercredi 9 novembre j’ai rdv chez le notaire pour signer le compromis de vente de mon cabinet d’ostéo. J’ai l’impression d’avoir le visage gonflé ce matin là, Minimuze fait une maxi crise car pas envie d’aller chez sa nounou et moi qui ai peur d’être en retard et manque de patience… Je fais le trajet vers le cabinet en larmes… Quand j’arrive, la sage femme à qui j’achète le cabinet est dans la salle d’attente, on parle un peu, ça me fait du bien, j’évoque cette impression de gonflement, elle me dit de surveiller mon poids les prochains jours.

Je reprends la voiture car ce soir c’est la remise des bodies We Love Prema 2 près de Nancy, je fais une pause repas sur la route car je fatigue, j’ai l’impression que mon ventre est tendu sur sa partie haute, comme depuis quelques temps, #PetitPois qui pousse vers le haut avec ses jambes? J’évite de saler mes frites.. au cas où.

Le soir plus rien de particulier, certaines filles de mon équipe que je ne connais pas ne remarquent pas que je suis enceinte à première vue!

Les larmes montent en entendant le récit de la « déléguée » SOS préma de la région: la naissance de sa fille à 34 SA pour prééclampsie, les hormones de grossesse on va dire.. je suis à 32 SA. Je prends des dépliants sur la prématurité, sur SOS préma et sur Jumeau et + pour les mettre au cabinet…

Le lendemain matin à nouveau l’impression d’avoir le visage gonflé, confirmé par ma soeur, je profite de sa baignoire pour me relaxer, je me sens bien et fais du shopping sur la route du retour.

Les jours suivants plus rien, je reprends le travail après ma semaine de vacances. Mardi matin au cabinet, un mal de tête arrive, qui se prolonge, je ne prends pas de médicament car ce n’est pas très fort et « ça va passer ». Dans le doute, je prends quand même ma tension: 15 et qq… Je twitte, on me dit de me reposer, il me reste une consultation avant de rentrer, je me dis que je me poserai à la maison et que je verrai comment ça va.

Une fois ma journée finie, je rentre, mon tensiomètre dans le sac à main. Arrivée à la maison je me pose sur le canapé et ne fais plus rien, en attendant chéri. Quand il arrive il veut allumer le feu je lui dis « j’aimerais que tu me prennes la tension avant ».. le mal de tête est toujours là et je me sens fiévreuse, je commence à stresser. Il s’exécute.. comme il peut puisque c’est sa première prise de tension 🙂 17 quelque chose… il doute du résultat obtenu et pour moi le stress monte. Il me dit « on fait quoi », je réponds « j’appelle la mat ». La personne au bout du fil doute de la prise de tension et dit « on va mettre ça de coté » mais elle me dit de venir quand même à cause du mal de tête et de ma sensation de fièvre (on n’a pas confiance en notre thermomètre…) et de prendre un doliprane avant de prendre la route.

Je suis étonnée, en appelant je voulais savoir s’il fallait que j’aille chez le médecin le lendemain ou faire des analyses.. là, partir à 19h passées avec Minimuze à l’hôpital… Sur la route je me dis que c’est n’importe quoi, que j’ai juste un peu mal au crâne, Minimuze n’a pas mangé, je stresse Papamuze et vais déranger le personnel de la mat pour rien…

On arrive, pipi d’usage à l’arrivée, température ok, par contre à la prise de tension: 16 et qq et un « vous voyez vous avez bien fait de venir ». Prise de tension en continue qui ne s’améliore pas, les sf commencent à évoquer ce qu’est le risque de pré éclampsie, puis l’interne passe et fait la même chose avec un discours très doux et adapté à la présence de Minimuze dans la pièce, la gynéco de garde arrive pour faire une écho: des vaisseaux qui nourrissent PetitPois semblent trop tendus d’après ce que j’en comprends… et apparemment ma protéinurie était trop élevée tout à l’heure. Le gynéco la semaine dernière avait detecté un léger retard de croissance lors de la 3è écho, à surveiller.

On me met sous traitement pour diminuer ma tension et on me fait une piqûre de corticoïdes pour la maturation des poumons du bébé « au cas où » et on me dit qu’on demande à la maternité de niveau 3 à 50km si elle a de la place car celle ci n’est pas à même de s’occuper au mieux du bébé s’il doit arriver plus tôt que prévu. Ok; là ça bouge pas mal dans ma tête.. et dans celle de Papamuze aussi je vois. La maternité de niv 3 a de la place, une ambulance va venir me chercher, l’heure de dire au revoir à Papamuze et Minimuze qui fatigue.. je n’avais pas imaginé ça, je pensais repartir le soir même, au pire le lendemain matin après qq examens qui auraient montré que tout allait bien, je n’ai aucune affaire. La sage femme me dit « allez vous allez là bas on vous surveille un peu et vous revenez hein?! Vous revenez! »

Je suis emballée comme une momie et installée sur le brancard, trajet « Fast and Furiosique » avec un doc et un infirmier avec moi. Un médecin. Juste pour un trajet? Je me dis qu’ils abusent quand même, ma tension s’est arrangée avec le traitement en plus! Mon ventre contracte un peu, mais vue la conduite de l’ambulancier avec ma position couchée, à sens inverse de la marche ça s’explique!

Arrivée là bas l’impression qu’on m’a transférée pour rien réapparait, ma tension est bonne, je n’ai pas de signe d’oedème, on arrête le traitement et on me transfère en chambre après 23h, je n’ai pas mangé et pas eu le droit de boire jusque là, on m’apporte un plateau, je mange et me couche.

Ma surveillance est bonne, on ne me remet pas sous traitement contre la tension, on prévoit une analyse des urines sur 24h. J’ai quand même droit à la visite de la gynéco, de l’anesthésiste, de la diététicienne (pour adapter mes repas sans lait sans gluten), d’un pédiatre (« si jamais on doit faire sortir votre fils plus tôt, je viens me présenter ».. mouais), prises de tensions et monitos réguliers. Quand Papamuze me demande ce qui se passerait si PetitPois devait sortir maintenant je lui dis « tout va bien, il est petit mais c’est tout »

La nuit suivante, monito qui devient « habituel », la sage femme vient, regarde le monito, puis repart, revient, regarde et repart, encore et en sortant je la vois prendre son téléphone dans sa poche… elle revient téléphone en main « oui ça fait trois quart d’heure une heure qu’il est posé et toujours pareil… ok » Elle me dit « j’ai eu le médecin, je reviendrai vous faire un monito à 5h et on verra » euh ok… 5h arrive, on me repose le monito, elle revient et me dit « ça n’a pas changé, le rythme cardiaque de votre bébé est irrégulier, on vous envoie en salle de naissance ». En salle de naissance? Je vais y faire quoi? J’ai demandé à la pédiatre hier elle m’a dit que si le bébé devait naître ce serait pas césarienne car il est trop petit pour supporter un accouchement voie basse. On va peut être me surveiller de plus près? On me reprend la tension et me remet sous monito, la gynéco arrive « votre bébé a un rythme irrégulier, on va aller au bloc » .. ah… c’était pour ça la salle de naissance… « Votre mari peut être là dans combien de temps » « euhh il faut qu’il dépose notre fils, dans au moins une heure » « Ok, alors on ne va pas l’attendre » .. Je l’appelle, il tombe des nues, qq1 me demande si le prénom du bébé est choisi, « oui », puis je suis emmenée au bloc, petit coup de flip dans le couloir, je me reprends « il faut te tenir Audrey, ça va aller ». Rachi anesthésie, perfs posées, et on me demande le prénom de Petit Pois « ok donc là je n’ai plus le choix je dois le dire, ça ne devait pas être comme ça, ce n’est pas comme ça que je l’avais imaginé… »

Puis incision, sortie de Petit Pois de mon ventre à 5h34, un petit « ouin », « vous entendez votre fils? »Oui! Un petit bisou à ce petit être puis il part, fin de l’opération très douloureuse, puis sortie du bloc, le temps d’un petit bisou, deux, trois avant que Petit Pois parte en néonat et moi en salle de réveil. Premiers soins pour moi en salle de réveil, petite toilette, et l’attente… on me dit que Petit Pois va bien mais que personne n’a de nouvelle de Papamuze, je m’inquiète, on me monte en chambre à 9h, toujours aucune nouvelle de lui, je l’imagine déjà ayant eu un accident sur la route en venant trop vite à l’hopital. On m’apporte enfin mes affaires avec mon téléphone! Je vois les messages de Papamuze, je l’appelle, il est avec PetitPois, il est là depuis 6h30…

Voilà, mon fils est un étage plus bas, avec son papa, il est petit et « pas frippé », tout beau.. J’ai accouché, un peu trop tôt. J’attends… en gardant en tête le visage et l’odeur de mon tout petit.

 

 

 

 

 

 

 

 

1/5/16 – Voie de garage

Le poids des maux

En discutant avec mes étudiants, je m’aperçois d’une chose assez singulière : la plupart d’entre eux ne connaissaient pas l’ostéopathie avant de s’inscrire dans notre école. L’ostéopathie a beau être de plus en plus connue et reconnue du grand public, certaines vocations se font encore sur le tard. Cet état de fait n’est pas récent, et ma pratique est bien souvent choisie par des étudiants ayant échoué à leurs concours de médecine ou de kinésithérapie. Je souhaite revenir sur ce que cela implique ; après bientôt 7 années d’enseignement et un certain recul sur la question, il me paraît important de clarifier certains points qui touchent, je n’en doute pas un instant, d’autres professions, médicales ou non. Alors, l’ostéopathie est-elle vraiment une voie de garage, par défaut ?

Tout d’abord, et afin de ne pas noircir volontairement le tableau, je tiens quand même à rappeler qu’environ un tiers de nos étudiants se sont…

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L’ostéopathie pour les adultes et enfants: Quand? Pourquoi?

Après le précédent article portant sur l’ostéo pour les bébés: https://mamosteo.wordpress.com/2014/08/29/nourrissons-et-osteopathie/ , voici les différents symptômes pour lesquels l’ostéopathie peut être bénéfique chez l’adulte ou l’enfant plus grand:

Une séance d’ostéopathie est possible à tout âge (enfance, suivi de grossesse, sportifs…).

L’ostéopathie est une médecine holistique prenant en compte l’ensemble du corps, elle agit sur les troubles fonctionnels du corps : articulation bloquée, système digestif tendu, mauvaise circulation… lorsque l’intégrité des structures anatomiques est respectée : les examens médicaux sont normaux mais le corps ne fonctionne pas de manière optimale.

Il est préconisé de faire deux séances d’ostéopathie par an, de manière préventive.

L’ostéopathie permet de traiter :


Les douleurs articulaires

– cervicalgies

– lombalgies (en cas de hernie un traitement est possible malgré tout, l’ostéopathe est formé pour faire un diagnostic d’exclusion, c’est à dire qu’il sait grâce aux examens que vous apportez, à des tests, s’il peut vous traiter ou non), sciatalgies, cruralgies…

– douleurs d’épaules, de genoux…

-suivi post-traumatique: après un accident de la voie publique, suites d’entorses, algoneurodystrophie…

– suites chirurgicales: ménisectomies, prothèses.. On ne travaille pas sur la prothèse bien sur mais sur tous les tissus environnants et sur le shéma postural dans son ensemble qui a été touché par plusieurs mois souvent de boiterie.

Les problèmes digestifs

– constipation chronique

– remontées acides, douleurs d’estomac

– douleurs abdominales

– « crises de foie »

– problèmes circulatoires

Les problèmes urinaires/gynécologiques

– cystites à répétition

– règles douloureuses

– infertilité: tous les examens sont normaux mais le couple n’obtient pas de début de grossesse après plus de 2ans d’essais

– fausses couches à répétition, là encore avec des résultats d’examens normaux

Les problèmes ORL/crâniens

– maux de tête chroniques, migraines

– névralgies faciales, d’Arnold

– pb ORL à répétition: sinusites chroniques, otites chroniques, etc…

– certains vertiges et acouphènes

– certains ronflements

A noter qu’il est préférable de faire la séance en dehors d’une phase aigue inflammatoire: imaginez vous avec une sinusite qui vous donne l’impression qu’une floppée de nains sous la montagne forge une armée de droides dans votre crâne, là franchement vous avez envie qu’on vous tripote la tête??

Pour les enfants les motifs sont sensiblement les mêmes, à ajouter:

 le suivi pendant traitement orthodontique: les appareils tirent sur les dents mais aussi sur les os sur lesquels elles sont attachées! Cela peut provoquer des maux de tête, douleurs aux articulations des mâchoires, problèmes posturaux. Il est donc utile de faire une séance au minimum tous les 6mois et de façon plus rapprochée si des symptômes apparaissent ou que le traitement orthodontique n’avance plus (s’il y a un blocage, les dents « travaillent » moins bien, moins vite).

– le suivi pour attitude scoliotique ou scoliose: afin d’éviter l’aggravation du problème et diminuer les tensions pour tendre vers une amélioration de la situation.

– les problèmes de concentration, d’excitation permanente, de stress, qui sont le plus souvent dus à des problèmes d’origine crânienne.

 le suivi lors  d’un syndrome de déficience posturale http://www.postura.ca/syndrome-de-deficience-posturale/

– en complément d’un suivi orthophonique ou orthoptique (de la même façon qu’une séance est utile lorsqu’un traitement orthodontique stagne)

Voilà la petite liste des symptômes qui peuvent pour amener à consulter un ostéo! Si j’en ai oublié, tapez moi sur l’épaule pour que je rectifie!

Et en prime un petit lien vous donne des infos sur les évolutions législatives de l’ostéo:  http://www.e-orientations.com/etablissements/ecoles-apres-bac-specialisees-commerce-ingenieurs/osteopathie-formation-fixee-a-5-ans

L’arrivée de Minimuze épisode 2

C’est aujourd’hui l’anniversaire de Minimuze, un an déjà! L’heure (le jour plutôt) de continuer le récit de sa naissance.

La sage-femme venait donc de nous adresser avec son plus beau sourire « alors vous allez l’appeler comment cette petite? »

Là, gros blanc…

Papamuze et moi nous regardons, sans rien dire. En fait, si, à l’intérieur on se parle « nan mais j’ai bien entendu?? » »oui oui, elle a dit « cette petite »!!! » »nannn?? » »bon c’est pas si grave mais…? » Et là mdame sage-femme a compris notre dialogue muet: « ahh mais attendez je n’ai pas regardé hein.. ah oui c’est un petit garçon! »

Et voilà, après toutes ces émotions, on se détend! On te pose sur moi, te met un petit bonnet et nous laisse profiter de tes premiers instants. Je demande quelle heure il est « 9h54″, je pense: »ah oui quand même c’est le matin! Je croyais qu’il faisait encore nuit 🙂 »

Nous voilà tous les trois, notre famille.

Papamuze te regarde, moi j’essaie… ben oui, même en faisant un triple menton j’ai du mal à voir ta petite bouille, tu es si près de moi, lové comme un petit chaton. Je vois le regard plein de tendresse de ton papa, celui à qui je me suis accrochée si fort ces dernières heures.

Quelques temps plus tard la sage-femme revient, il est l’heure pour ton papa de t’accompagner dans la salle d’examen à coté, 3kg410, 50cm! Quand tu reviens, alors qu’on s’occupe de moi, j’entends « bon vous allez pouvoir l’habiller monsieur » !!!! Je veuxxx voir ça!!! Je regarde papamuze, il a l’air un peu terrifié quand même 🙂 Ensuite il se bat avec ton premier body, puis « vous voulez que je vous aide? » Euhhh oui je crois 🙂

Ensuite Papamuze part dans ma chambre chercher nos téléphones, j’ai hâte d’appeler la famille pour leur dire le nom de Minimuze entre autres. Quand Papamuze entre dans la salle d’accouchement il me dit « bon j’ai appelé ta soeur, elle avait laissé dix messages, elle s’inquiète, du coup elle est sur la route elle arrive. Et puis j’ai appelé les parents aussi » Bon.. tant pis 🙂

Nous irons ensuite dans une nouvelle chambre, et oui, je passe du service gynéco au service maternité maintenant que tu es là! Sur le chemin, sur nos bolides: moi poussée sur un fauteuil roulant et toi dans ton berceau, j’ai droit à des regards bienveillants, des sourires et des « ah ben ça y est il s’est décidé! » 🙂

Ma soeurette arrivera quelques dizaines de minutes plus tard, avec des crèpes en prime! Et oui avec mon régime et mon week end passé à l’hôpital j’avais loupé la chandeleur!! Puis Papa avec le frère de Papamuze et ses parents. Que du beau monde pour venir découvrir notre merveille.. et faire des photos qui auraient pu être évitées! Franchement envoyer à touttte la famille une photo avec nos têtes de -2nuits! 😀

Voilà, c’était l’arrivée de notre bout de chou qui depuis nous remplit d’amour!

L arrivée de Minimuze

Minimuze aura un an le 3 février prochain, l’occasion de revenir sur mon accouchement!

Fin décembre 2013, j’ai commencé mon congé maternité en même temps que les vacances de Noël.
De retour à la maison le 31 décembre (Papamuze était d’astreinte) j’ai passé le début d’année à finir d’aménager la chambre de notre loupiot, préparer sa valise et un peu la mienne, ne pas remplir les feuillets du RSI (oups… 🙂 )
Le 31 janvier j’ai rdv à l’hopital, j’ai fait mon suivi de grossesse avec une gynéco en ville mais elle m’a envoyé vers lui pour la fin…
Petit hors-sujet d’ailleurs: je n’avais eu que deux gynécos avant lui, deux femmes, et on m’avait toujours dit « les femmes sont plus brutes etc.. » ben tu parles!! Bonjour la délicatesse du nouveau! Bref…
J’ai donc rdv pour la visite du 9ème mois (je dois accoucher vers le 19 février), petit interrogatoire: « je vais très bien, juste ces démangeaisons.. » et là, la tête du gynéco qui change, je lui dis « j’en ai parlé avec la sage femme pendant la préparation, elle m’a dit que si ce n’était pas toute la journée ça allait » (en effet je ne me grattais que la nuit, mais les démangeaisons étaient telles que j’ai parfois pris des douches en pleine nuit pour me soulager), ça n’a pas l’air de lui plaire. L’examen est ok, col fermé. Mais décidément cette histoire de démangeaisons ne lui plait pas, il m’annonce que je dois rester à l’hôpital, ou bien partir déjeuner chez moi et revenir l’après midi pour faire des examens, me lâchant au passage que je dois prendre ma valise (moi qui m’attendais à un prise de sang..).
Je décide donc de rentrer à la maison, histoire de manger, préparer ma valise quasi vide.. ah et aussi décharger du coffre la tronçonneuse que je suis allée acheter avant mon rdv!
J’appelle Papamuze et lui annonce que cet après-midi, on m’hospitalise. Il me demande s’il doit partir du boulot et venir avec moi « ah ça oui! » »bon ok je préviens les collègues, je vais voir avec le chef ».
J’avoue que même si je me sens en pleine forme et pense que ce gynéco en fait trop, je commence à culpabiliser de ces quinze jours, voir plus, ou à chaque fois que ma peau me démangeait et que Papamuze me disait « tu ne veux pas aller à la mat? » je disais « maisss nonnn, j’en parlerai au gynéco au prochain rdv », et si c’était grave, si j’avais risqué la vie de mon petit bonhomme? Heureusement ma soeur me téléphone, et me rassure, momentanément.
Je fais la route vers la maison: 30 min, je rentre, fais ma valise en attendant Papamuze, nous mangeons puis direction la mat qui est prévenue de mon arrivée.
A notre arrivée j’ai droit à un monitoring, prise de sang, et une sage-femme me dit « quand les démangeaisons sont au niveau du ventre on pense à la peau irritée. mais quand je suis arrivée dans la chambre vous vous grattiez le cou, donc je pense que c’est en faveur d’une cholestase gravidique » (un pb de foie pendant la grossesse qui peut potentiellement être dangereux pour le bébé), dans ma tête : »mince elle aussi le pense?! » je commence à stresser. Après le monitoring dans cette salle borgne à l’ambiance pas terrible, tout va bien. Mais là vient l’annonce: « nous sommes vendredi après-midi, les analyses des sels biliaires doivent être faites à Lyon, on n’aura pas les résultats avant lundi » « chouette un we à baliser!! » mais je ne m’attendais pas à la suivante « vous allez donc rester avec nous ce we pour qu’on vous surveille vous et le bébé » « quoi????! »
Je vous passe la suite, samedi matin donc, le gynéco passe, me répète la même chose et demande à la sage-femme qui l’accompagne de m’examiner (ouffff!) et si possibilité de décoller les membranes pour provoquer un déclenchement (va de retro satanas! On est tous les deux en forme et mes analyses ne sont pas arrivées!), col à 2 mais pas possibilité de le faire (re-ouf!), au monitoring quelques temps plus tard »mais vous avez des contractions régulières » « euh oui c’est ce qui me semblait.. »
Le temps passe.. toujours des minis-contractions, ah au fait je suis au régime sans graisse depuis la veille officiellement (repas du soir: coquillettes toutes sèches esseulées sur mon plateau..) et en plus comme le gynéco pensait peut-être déclencher, pas de petit-dej! J’ai le droit de manger le midi finalement (je crois, mes souvenirs ne sont plus très bons 🙂 )
Vient la nuit, après le départ de Papamuze: je n’arrive pas à rester couchée à cause des douleurs dans le dos, je passe la nuit à regarder des séries sur la tablette en arpentant l’hôpital. Au petit matin qq1 du service me dit « appelez votre mari et allez voir aux salles de naissance, à 6h n’y tenant plus j’appelle Papamuze (j’aurais pu l’appeler plus tot il est réveillé depuis 3h du mat et surfe sur les forums que je lui ai pourtant interdit d’aller voir où on ne lit que le pire!), on se présente aux salles de naissance, examen: col à 3! (dans ma tête »quoi c’est tout!!!! »).
Je suis donc renvoyée dans ma chambre… plus la journée passe, plus j’ai mal, mes visites aux sages-femmes donnent toujours « 3 » (grrrrr), quand le gynéco ouvre la porte de ma chambre je suis à 4pattes sur mon lit en train d ‘essayer de soulager mon dos: « bon ben comme ça se déclenche tout seul on va laisser faire » dans ma tête »ouais ouais c ça va-t-en!! »
En début de nuit la douleur est telle qu’on pourrait me proposer la péridurale, la césarienne, un coup de masse sur la tête j’accepterais! Mais non.. on me fait une piqûre dans la cuisse (pas la force de demander ce que c’est), tu parles, c’était du sirop ou quoi?? J’ai toujours aussi mal..
Je demande à Papamuze de me promener dans les couloirs sur le fauteuil, j’ai besoin de voir autres choses que ce pu.. de ballon!
Nous voyant dans le couloir, Papamuze désemparé et moi souffrant le martyr qq1 dans le couloir nous dit de retourner au service naissance.
Une aide-soignante qui veut que je sorte de mon fauteuil pour entrer dans la salle borgne, je n’y arrive pas j’ai trop mal « oh mais vous avez pas mal tout le temps allez » (« ouhhh toi me chauffe pas!!! si j’ai mal tout le temps!! » ça aussi c’était dans ma tête mais je crois que mes yeux ont parlé pour moi!) Une fois un tout petit peu moins mal je monte sur le lit, finalement la sage-femme arrive 5secondes plus tard « allez venez on va en salle de naissance » (hourrraaaa merciii je t’aimmme madame!)
Elle me dit « vous n’en pouvez plus, c’est votre deuxième nuit blanche, vos contractions ne ressemblent à rien, je vais vous faire de la morphine, elle a à peine piquer que je m’endors.. Je me réveille, j’ai l’impression d’avoir dormi 5minutes mais d’après Papamuze ça fait une ou deux heures (lui aussi n’a pas bcp dormi..).
Nouvel examen je suis à 5, ou 6, ou 7 je ne sais plus… tout ce qui compte c’est que je ne suis plus à 3! (Aaaaalleluiiaaa!)
Maintenant la douleur est différente, ce sont des contractions pour de vrai, j’ai des temps de repos entre chaque et je réussis à gérer les contractions en fixant les yeux du meilleur mari de la terre et en lui broyant la main au passage. Les heures passent, les contractions s’intensifient puis je fais appuyer le bouton rouge « ça pousse ».
La sage-femme nous annonce que je vais pouvoir essayer de pousser (la nouvelle, car il y a eu changement d’équipe) mais qu’il faut que j’attende qu’elle se prépare « mais je peuxx passsss », après un sondage de vessie (nan mais sérieux vous avez déjà essayé de faire pipi allongée sur un lit les fesses en l’air avec votre mari juste à coté?!) le travail avance beaucoup mieux, puis perçage de la poche, et Minimuze fait son apparition!
La sage-femme: « alors comment vous allez l’appeler cette petite? » Nous: »????!! »
La suite au prochain épisode 🙂

Nourrissons et ostéopathie

Pour quelles raisons amener un petit bout se faire traiter par un(e) ostéo?

« Tu viens d’accoucher? Va chez l’ostéo! » « Il régurgite beaucoup, faudrait que t’aille chez l’ostéo nan? » « Le petit de ma cousine avait un torticolis comme le tien, elle l’a fait voir par un ostéo » …
Depuis quelques temps l’ostéo se démocratise bien (youpi!) et de plus en plus nombreuses sont les mamans et les papas à venir voir les ostéos pour un bilan post naissance ou pour divers petits problèmes, voici une petite liste des symptômes pouvant traduire une nécessité de séance d’ostéo pour les petits!

Bilan

De nombreuses sages-femmes préconisent maintenant aux jeunes mamans de faire une séance de bilan des petits bouts à la naissance (sont vraiment sages ces dames!), 48h de contractions, passage dans un trou de souris, sortie du bain un peu rapide… un accouchement n’est pas de tout repos pour une maman mais pour un nouveau né non plus! Une séance d’ostéo vers les 6 semaines quand BB va bien permet de s’assurer que rien ne bloque et qu’il va pouvoir grandir en pleine forme!
En vrai à chaque fois que qq1 m’amène un bébé pour bilan, très très souvent il a des symptômes quand je creuse un peu…

Problèmes de mobilité

-torticolis congénital
-tourne plus la tête d’un coté
-utilise plus un membre que l’autre
-se tient toujours très en extension

Déformations crâniennes

-platicéphalies (=aplatissement de la tête sans problème de suture crânienne soudée trop tôt)
-travail possible sur les bosses séro-sanguines

Problèmes digestifs

-régurgitations (ou toux, la toux en position allongée peut être un signe que du liquide remonte sans forcément ressortir et irrite les voies respiratoires)
-coliques
-constipation
-difficultés pour téter, tête plus facilement un sein que l’autre (ou fait mal à la maman d’un coté)

Problèmes occulaires

-oeil qui coule (souvent on parle aux parents d’opération du canal lacrymal bien vite)

Etat général

-pleure tout le temps
-dort très peu et/ou de façon très agitée

Voilà la petite liste non exhaustive des raisons pour lesquelles je vois plein de minibouts au cabinet 🙂

Lorsque BB présente un (ou souvent plusieurs) de ces symptômes, il peut être vu par un ostéo sans délai à respecter.
Toutefois selon la loi il faudrait un certificat de non contre-indication délivré par le médecin avant 6 mois, dans la réalité aucun médecin n’en rédige, les ostéos décident s’ils veulent quand même traiter les petits pour les soulager avant 6 mois ou attendre…